Les Frères Soulier

Les Frères Soulier

En 2014, le père des frères Soulier vend ses quarante hectares de vignes. Guillaume et Charles en rachètent quatre à l’acheteur quelques mois plus tard, et repartent de là. Depuis, sur ces terres du Gard à dix minutes d’Avignon, ils ont construit quelque chose d’assez singulier : un vignoble pensé comme un écosystème à part entière, inspiré de Masanobu Fukuoka, où le cheval laboure, les moutons et les chèvres désherbent, les couverts végétaux stockent du carbone et nourrissent le sol, et où le mot agropastoralisme n’est pas un argument marketing mais bel et bien gravé sur leurs bouchons. À la cave, ils cherchent à comprendre l’oxydation, à l’apprivoiser, à en faire un outil plutôt qu’un accident. Le ouillage y est par exemple proscrit. Les frangins accompagnent mais les vins vont là où ils veulent, probablement comme nulle part ailleurs. Le mot identitaire ici n’est pas galvaudé et pratiquement aucun vin ne rentre dans une case. Les deux frères aiment également jouer autour du rosé, de matières fluides, tendues, très loin des rouges charnus et solaires qu’on attendait hier du Rhône Sud. Quand on parle de la région, tout le monde pense et regarde vers Châteauneuf-du-Pape. Les frères Soulier, eux, regardent ailleurs et tracent leur propre voie​​​​​​

Les vins de Charles et Guillaume actuellement disponibles à la vente