Baptiste Lalfert – Clos Lalfert

Terrasses du Larzac

Portrait de Baptiste Lalfert, du Clos Lalfert, vigneron dans les terrasses du Larzac, la Boissiere

Baptiste Lalfert

Clos Lalfert

Terrasses du Larzac

Portrait de Baptiste Lalfert, du Clos Lalfert, vigneron dans les terrasses du Larzac, la Boissiere

Portrait en cours de rédaction…

Le vin de Baptiste

Histoire

Baptiste Lalfert est un vigneron atypique. Alors oui, c’est parfois un adjectif utilisé pour qualifier quelqu’un que l’on trouve un peu bizarre, un peu “spécial”, voire parfois “à la marge”. C’est un adjectif qui a souvent une connotation un peu négative en fait. Pas ici. J’aime bien Baptiste. Vraiment. J’aurai pu écrire  bosseur, hors norme, ou talentueux, parce qu’il est tout ça aussi. Mais je vais garder atypique. C’est ce qui lui correspond le mieux je crois.

Ce portrait sera à son image. Il ne ressemblera à aucun autre sur ce site. J’aimerai essayer de retranscrire au mieux ma rencontre avec ce grand vigneron méconnu. Il sera moins technique, moins factuel, moins “scolaire”… Plus atypique lui aussi.

Baptiste Lalfert ne vient pas d’une grande famille du monde viticole. Ses parents n’ont pas de vignes et rien ne le prédestine vraiment à faire du vin. Il est d’ailleurs encore bûcheron (comme Pierre Vaïsse et Xavier Braujou, deux autres grands vignerons du coin, l’ont été) lorsque qu’au milieu des années 2000, il se décide à faire son propre vin. Un diplôme d’oenologue à Beaune et une expérience d’un an chez Jean Marc Boillot (à Pommard) plus tard, il rentre chez lui.

Nous sommes en 2006 et Baptiste remarque une vigne abandonnée à la sortie de La Boissière, un petit village situé à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Montpellier. Il se renseigne alors et obtient de son propriétaire l’autorisation de la travailler. Ce demi hectare de vieux carignan, obtenu en échange de bon traitement, sera son premier terrain de jeu.

Baptiste loue alors un simple garage à proximité. Dix petits mètres carrés qui verront la naissance de son premier millésime. Pas encore le grand vin, mais le sien.

L’aventure tourne court. Les fermages, même lorsqu’ils sont gratuits, sont rarement sans problème dans le monde du vin. Baptiste abandonne alors ses vieux ceps et achètent des terres, dont une partie plantée de vignes, toujours sur la Boissière. Il a troqué le carignan pour de la syrah, ce qui n’est pas pour lui déplaire et surtout, le voila enfin chez lui!

Baptiste apprend à apprivoiser son nouveau terroir. Il fait gouter son vin aux meilleurs vignerons de la région et notamment à Olivier Jullien (du mas Jullien), qui apprécie ses premiers jus et l’encourage à continuer.